Pendant l’accouchement
Un accouchement n’est pas un scénario écrit en avance. C’est une progression, étape par
étape, avec un objectif clair : respecter au maximum la physiologie, le naturel, tout en
gardant la sécurité de la mère et du bébé comme priorité.
Comment se passe un accouchement ?
Le jour J, vous êtes suivie en continu par une sage-femme, qui vous accompagne pendant tout le travail.
Selon la situation, d’autres professionnels interviennent :
- Équipe d’anesthésie : médecin anesthésiste + infirmier anesthésiste + interne (péridurale, rachianesthésie, anesthésie générale si besoin).
- Médecin obstétricien (gynéco obstétricien) : présent dans la maternité et appelé si nécessaire (ou s’il faut réaliser un geste particulier).
- Auxiliaire de puériculture : notamment pour les premiers soins du bébé.
- Pédiatre : peut être appelé au moment de la naissance si besoin.
👉 En salle d’accouchement, vous pouvez être accompagnée par une seule personne, de votre choix.
Étape 1 — Le travail commence
Le « travail », c’est quand l’utérus se contracte pour aider le col à s’ouvrir.
Ce que l’équipe surveille vos contractions, votre confort, le rythme cardiaque de votre bébé (souvent via un monitoring) et l’évolution du col de l’utérus.
Étape 2 — Le col s’ouvre (dilatation)
Le col se modifie progressivement : il s’assouplit, s’efface, puis s’ouvre. Selon votre situation, l’équipe peut vous proposer des moyens pour favoriser la progression sans vous bloquer sur une seule position. À Beauvais, des équipements peuvent être mis à disposition pour vous aider :
- ballons et galettes de mobilisation (pour varier les positions et aider la dilatation)
- baignoire dédiée à la relaxation et au bien-être,
- liane et banquette dans la salle nature.
Étape 3 — La naissance (expulsion)
Quand le col est suffisamment ouvert, le bébé descend et naît. Dans certains cas, l’accouchement peut être assisté par un instrument, comme une ventouse, mais ce n’est pas automatique. C’est proposé quand cela permet une naissance plus sûre dans une situation donnée.
Étape 4 — Après la naissance (les premières minutes)
Ce moment est très important : c’est là que se jouent les premiers repères.
En fonction de votre état et de celui de bébé, l’équipe favorise :
le contact parents bébé,
le peau à peau,
et un accompagnement adapté pour l’alimentation.
Rupture des membranes (poche des eaux)
La poche des eaux peut se rompre naturellement.
Parfois, l’équipe peut proposer une rupture artificielle pour favoriser la descente de la tête et mieux observer le liquide amniotique (un repère important pour le bien-être du bébé).
Ocytocine
L’ocytocine est un médicament qui peut aider à renforcer les contractions quand le travail progresse trop lentement. Elle n’est pas systématique.
Épisiotomie
L’épisiotomie est une incision du périnée. Dans certaines situations (par exemple si une extraction instrumentale est nécessaire), elle peut être jugée utile. Elle n’est pas systématique.
La césarienne est une naissance par incision de l’abdomen et de l’utérus. Le plus souvent, l’opération est réalisée sous anesthésie loco-régionale, péridurale ou rachianesthésie (anesthésie dans le bas du corps, vous restez éveillée). Elle est proposée quand les conditions ne sont pas favorables à une naissance par voie basse, pour la mère et/ou le bébé.
Césarienne programmée
Après décision médicale, vous pouvez être hospitalisée la veille ou le jour même. Vous êtes accompagnée à pied jusqu’au bloc opératoire (pour maintenir votre autonomie). Après accord de l’équipe médicale, le co-parent peut vous accompagner.
Césarienne décidée en cours de travail
Elle n’était pas prévue, mais elle peut être décidée pendant le travail, pour différentes raisons médicales.
Préparatifs fréquents :
mise en place d’une perfusion,
pose d’une sonde urinaire.
Parfois, une anesthésie générale est nécessaire selon votre situation.
L’incision est le plus souvent horizontale dans le bas-ventre.
Votre bébé est accueilli par la sage-femme.
Et après ?
Les suites d’une césarienne sont en général un peu plus longues qu’après une voie basse.
L’équipe favorise le retrait de la sonde urinaire et un lever précoce (quand c’est possible), une prise en charge de la douleur au centre des soins, une reprise progressive de l’alimentation, parfois un traitement anticoagulant si nécessaire, et le port de bas de contention durant plusieurs semaines.
Dans beaucoup de cas, un accouchement par voie basse peut être envisagé lors d’une grossesse suivante (selon le contexte médical).
Dans la majorité des cas, le travail démarre spontanément.
Mais pour raisons médicales, un déclenchement peut être proposé.
Repère pratique à Beauvais :
admission le matin du déclenchement ;
il est demandé d’appeler avant de venir
(salle de naissance : 03 44 11 23 15) ;et, sans urgence pour vous ou bébé, un déclenchement peut parfois durer plusieurs jours.
Glossaire
Travail : période où les contractions font évoluer le col.
Dilatation : ouverture progressive du col de l’utérus.
Monitoring : surveillance du rythme du bébé + des contractions.
Rachianesthésie : anesthésie du bas du corps, effet rapide (souvent utilisée en césarienne)
Quand l’accouchement commence, tout va vite. L’accompagnant peut vous aider à :
- garder des repères simples : redire calmement ce que l’équipe explique
- poser des questions quand vous n’avez plus l’énergie
- vous aider à vous installer, à bouger, à trouver une position confortable
- gérer les petits besoins : eau, brumisateur, charger le téléphone, récupérer un vêtement, etc.
- protéger votre bulle (moins de stimulations, plus de calme)
- et après la naissance : participer aux premiers instants, soutenir le peau à peau, aider à l’installation pour la première tétée / le premier biberon.
Le plus important : votre dossier de grossesse + vos papiers (carte Vitale, identité…). La valise peut suivre ensuite si besoin, mais si elle est prête, c’est plus simple.
Retrouvez la liste exhaustive du contenu de votre valise.
Vous pouvez bouger, et c’est même souvent utile. Vous pouvez marcher, changer de position, vous installer sur un ballon, etc. L’équipe vous propose ce qui est possible selon votre situation.
Quant à manger et boire, cela dépend du moment et de votre situation. L’équipe vous dira ce qui est conseillé sur place, en fonction de la sécurité et d’une éventuelle anesthésie.
Oui. L’important est d’en parler au moment où vous en ressentez le besoin. L’équipe vous explique les options et ce qui est possible selon l’avancée du travail.
C’est possible aussi. L’équipe peut vous proposer d’autres moyens pour mieux vivre les contractions (positions, respiration, accompagnement, etc.). Vous n’êtes pas bloquée dans un choix.
Parfois, l’équipe doit vérifier certains points (respiration, tonus, température, etc.). On vous explique ce qui se passe. Et dès que possible, on favorise le lien : proximité, peau-à-peau, présence des parents.
Oui, mais avec des règles simples : respecter l’intimité, le calme et les consignes de l’équipe. Le mieux : en parler dès l’arrivée pour savoir ce qui est possible dans votre situation.